(nom d'artiste de Gueorgui Melitonovitch Balanchivadze)
Danseur et chorégraphe russe, naturalisé américain (Saint-Pétersbourg, 1904 - New York, 1983).
Il étudia le ballet à l'École impériale de Saint-Pétersbourg, où il fréquenta également le Conservatoire de musique.
En 1925, à Paris, il rencontra Diaghilev et travailla avec lui jusqu'en 1929 comme danseur et chorégraphe. Il créa ensuite sa propre
compagnie (les Ballets 1933). En 1946, il fonda aux États-Unis la Ballet Society qui deviendra plus tard le New York City Ballet.
Balanchine est considéré comme le maître du ballet abstrait (les Quatre Tempéraments, 1946 ; Agon, 1957).
Galina Sergueïevna Oulanova
(ou Galina Sergueïevna Ulanova ).
Danseuse russe (Saint-Pétersbourg, 1910 - Moscou, 1998 ).
Formée à la danse par sa mère, Maria Romanovna, puis par Agrippina Vaganova, elle entra au GATOB de Leningrad en 1928, où elle interprèta des rôles du répertoire classique. Ce fut au Bolchoï de Moscou (1944 -1960 ) qu'elle fut consacrée danseuse étoile. Après de nombreuses tournées en Europe (1951 -1959 ) et aux États-Unis (1962 ), elle quitta la scène pour enseigner à l'école de danse du Bolchoï. Elle a laissé une autobiographie : l'École d'une ballerine (1954 ).
Sylvie Guillem
Entrée à l'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris en 1977, Sylvie Guillem intègre le Corps de Ballet en 1981, à 16 ans.
Promue Coryphée en 1982 puis Sujet en 1983 elle remporte, cette même année, la Médaille d'Or et le Prix d'Excellence du Concours International de Varna.
En 1984, elle devient Première danseuse puis, à l'issue de son premier Lac des Cygnes, Rudolf Noureev et Massimo Bogianckino la nomment Etoile.
A l'opéra elle danse sur des chorégraphies de Noureev, Balanchine, Béjart, MacMillan, Roland Petit, Robbins, Rudi van Dantzig, Gsovsky et Lifar.
Son répertoire à l'Opéra de Paris compte également plusieurs créations : France/Dance et In the Middle Somewhat Elevated de William Forsythe, Mouvement-Rythme-Etude et Arepo de Maurice Béjart, Cendrillon de Rudolf Noureev, Magnificat de John Neumeier, Le Martyre de Saint-Sébastien de Robert Wilson.
Elle quitte l'Opéra de Paris en 1989 pour mener une carrière internationale. Elle se produit alors à l'Opéra de Berlin, à la Scala de Milan, au Ballet Royal du Danemark, au Japon avec le Tokyo Ballet, au Kirov de Saint-Petersbourg, à Washington et à New York avec l'American Ballet Theater et, à nouveau, à l'Opéra de Paris en "guest".
Actuellement, Sylvie Guillem est "principal guest artist" au Royal Ballet de Londres. Elle y danse pour Dowell, Balanchine, Noureev, Ashton, MacMillan, Baryshnikov.
Maurice Béjart, après le solo de La Luna, lui a donné Le Sacre du Printemps qu'elle a dansé d'abord à Lausanne en 1992, puis au Japon avec le Tokyo Ballet en 1993. Il a crée pour elle et Laurent Hilaire Episodes, spectacle dédié à Pier Paolo Pasolini (dont la première fut présentée à la Villa Medicis à Rome en juin 1992). Il lui a offert un rôle sur mesure dans le solo de Sissi, l'Impératrice Anarchiste (décembre 1992) et enfin lui a créé un solo, Racine Cubique qu'elle présente au Théâtre des Champs-Elysées en 1997.
En février 1998, Sylvie Guillem chorégraphie un solo Classic Instinct qu'elle danse dans le cadre du Holland Dance Festival au cours duquel elle crée également un duo de Dana Casperen Work n°1 ainsi qu'une pièce de William Forsythe intitulée Steptext.
Sylvie Guillem a reçu le Prix du Cercle Carpeaux (Paris - 1984), le Prix Andersen (Copenhague - 1988), le Grand Prix National de la Danse (Ministère Français de la Culture - 1988), le Prix Pavlova (1989), le Prix Gino Tani (Rome - 1991), la Médaille de Vermeil de la Ville de Paris (1993). Elle est Commandeur des Arts et des Lettres et Chevalier de la Légion d'Honneur.
Serge Lifar
Danseur, chorégraphe et pédagogue français d'origine russe (Kiev, Russie, 1905 — Lausanne, Suisse, 1986).
Après la mort de Diaghilev, avec qui il avait débuté, il fut nommé premier danseur et maître de ballet à l'Opéra de Paris (1929). Au cours d'une carrière exceptionnellement féconde, il créa de nombreux ballets (Icare, 1935; le Chevalier et la Demoiselle, 1938; Istar, 1941; Phèdre, 1950; Roméo et Juliette, 1955) tout en reprenant des œuvres du répertoire (Prélude à l'après-midi d'un faune, Giselle). Lifar a contribué au renouvellement de la danse tant par ses réalisations, qui se caractérisent par un néoclassicisme ouvert aux tendances nouvelles, que par son œuvre de théoricien (le Manifeste du chorégraphe, 1935; Traité de la danse académique, 1949).
Mikhaïl Barychnikov
Danseur américain d'origine soviétique (Riga, 1948).
Doué d'une technique peu commune et d'un grand sens dramatique, il a remporté la médaille d'or aux concours de Varna (1966 ) et de Moscou (1969 ). Son répertoire, très vaste, va de Balanchine à Ailey, de Robbins à Petit. Il a dirigé l'American Ballet Theatre de 1980 à 1989.
Jean-Pierre Bonnefous
Danseur et chorégraphe français (Bourg-en-Bresse, 1943 ).
Danseur étoile de l'Opéra de Paris en 1965, il a interprété les grands rôles du répertoire (le Lac des cygnes, Giselle, Daphnis et Chloé ) et créé quelques rôles (Webern opus 5, de M. Béjart, en 1967 ). Danseur étoile en 1969 dans la compagnie de Georges Balanchine à New York, il est, depuis 1985, directeur de la danse à l'Indiana University.
Piotr Ilytch Tchaïkovsky
Piotr Ilytch est né à Kamsko-Votinsk, Gouvernement de Viatka, le 7 mai 1840
décédé à Saint-Pétersbourg le 6 nov. 1893. Son père ,inspecteur des mines, et sa mère, parfaitement indifférents à la musique, ne devinèrent pas ses dons. En dehors de ses études générales, il apprend cependant le piano, mais il est destiné aux carrières juridiques. C'est un enfant intelligent, fragile et hypersensible. Clerc de classe au ministère de la Justice de 1859 à 1863, il poursuit en dilettante ses études musicales, mais ce n'est qu'à vingt-trois ans (1863) qu'il quitte l'administration pour embrasser la profession de musicien et qu'il étudie sérieusement la composition avec Anton Rubinstein. Ces études terminées, en 1866, Nicolas Rubinstein, frère de son maître, lui offre le poste de professeur d'harmonie au conservatoire de Moscou et fait connaître ses premières oeuvres. Suit une époque de grande activité créatrice, au cours de laquelle Tchaïkovski rencontre Balakirev et Rimsky, dont le nationalisme musical exerce une profonde (bien que temporaire) influence sur son inspiration : entre 1868 et 1875, il compose les Symphonies n° 2 et 3 (la Deuxième sur des thèmes populaires ukrainiens), quatre opéras, l'ouverture de Roméo et Juliette, le Premier Concerto de piano, de la musique de chambre. Mais, déséquilibré nerveusement, sujet aux insomnies, aux paniques injustifiées et aux crises de dépression, il est déjà l'angoissé qu'il restera toute sa vie. Surtout il est terrorisé par l'idée de la mort, et par une tendance à l'homosexualité, soigneusement dissimulée, dont il croit peut-être se libérer lorsqu'en 1877 il se laisse épouser par une étudiante du Conservatoire, passablement hystérique, qu'il n'aime pas le moins du monde et qu'il fuit après deux mois d'union morganatique. Cette aventure compromet sérieusement sa santé nerveuse et sa sensibilité, déjà affectées par l'insuccès de ses oeuvres. Mais, à la même époque, il découvre un ange gardien en la personne de Madame von Meck, chez qui Debussy séjournera entre 1880 et 1882.
SON OEUVRE:
10 opéras (dont les plus beaux sont Eugène Oneguine et surtout la Dame de pique), 3 ballets (Lac des cygnes, Belle au bois dormant et Casse-noisette), une vingtaine d'oeuvres chorales, 6 symphonies (dont la Sixième, baptisée Pathétique par le frère de Tchaîkovsky), plusieurs ouvertures symphoniques, 3 concertos pour piano, 1 concerto pour violon, diverses compositions pour violon et orchestre et pour violoncelle et orchestre, 3 quatuors à cordes, un trio avec piano, un sextuor (Souvenirs de Florence), de nombreuses pièces pour piano, plus de 100 mélodies.
Jean Georges Noverre
Danseur, chorégraphe et théoricien français de la danse (Paris, 1727 - Saint-Germain-en-Laye, 1810 ).
Il publia à Lyon ses Lettres sur la danse et sur les ballets (1760 ), où il définit une nouvelle conception de l'esthétique, de la critique et de la mise en scène. Noverre monta de multiples ouvrages à Stuttgart, à Vienne et à Milan, avant d'être nommé maître de ballet à l'Opéra de Paris (1776 ).
Suzanne Farrell
(Roberta Sue Ficker).
Danseuse américaine (Cincinnati, 1945).
Elle fit ses débuts au New York City Ballet, sous la direction de G. Balanchine pour lequel elle créa de nombreux rôles (les Bijoux, 1967). Entrée ensuite au Ballet du XXe siècle, où elle interpréta diverses œuvres de Béjart (Offrande chorégraphique, 1971 ; Golestan, 1974), elle retourna au New York City Ballet en 1975. Promue étoile en 1965, elle a été considérée comme une des meilleures danseuses américaines.
Jerome Robbins
(Jerome Rabinowitz).
Chorégraphe américain (New York, 1918 - id, 1998).
Danseur à l'« American Ballet Theatre », il donna sa première œuvre de chorégraphie, Fancy Free, sous la baguette de Leonard Bernstein, en 1944. Le succès de ce premier ballet l'incita à en faire une comédie musicale, On The Town, dont l'adaptation cinématographique fut interprétée par Gene Kelly et Frank Sinatra (1949). La même année, il rejoint le « New York City Ballet » de G. Balanchine (auquel il succèdera en 1983) et donna The Cage (1951). À Broadway, il créa avec L. Bernstein : le Roi et Moi (1951), Peter Pan (1954 ), et surtout West Side Story (1957), qui triompha dans le monde entier et remporta dix oscars, lorsqu'il fut porté à l'écran par Robert Wise en 1961. De 1958 à 1962, il anima sa propre compagnie, les « Ballets USA ». Après le Violon sur le toit (1964) et Dance at a Gathering (1969), il présenta un spectacle anthologique de ses meilleures comédies musicales : « Jerome Robbins' Broadway » (1989). Installé à Paris en 1990, il participa à plusieurs grands projets de l'Opéra de Paris (Concerto en sol, In The Night), avant de retourner à New York, où il créa son dernier ballet, Brandebourg (1997).
Agrippina Iakovlevna Vaganova
Danseuse et professeur de danse soviétique (Saint-Pétersbourg, 1879 - id., 1951 ).
Première danseuse au théâtre Mariinski à Saint-Pétersbourg, elle abandonna la scène pour se consacrer à l'enseignement. Brillante pédagogue, elle forma la plupart des grands danseurs soviétiques. Elle est l'auteur d'un traité intitulé les Fondements de la danse classique (1934 ).
Rudolf Noureïev
(Rudolf Ghametovitch Noureïev).
Danseur et chorégraphe russe naturalisé autrichien (Razdolnaïa, près d'Irkoutsk, 1938 - Paris, 1993).
Rudolf Noureïev entre en 1955 à l'école de ballet du théâtre Kirov, où il devient rapidement premier danseur.
Lors d'une tournée triomphale à Paris, en 1961, il s'impose au public occidental et demande l'asile politique. Accueilli par la troupe du marquis de Cuevas, puis engagé, en 1962, au Royal Ballet de Londres, il y devient le partenaire attitré de Margot Fonteyn. En dix-sept ans, tous deux interprètent vingt-six ballets, dont le Lac des cygnes (1965), Roméo et Juliette (chorégraphie de MacMillan, 1965). Parallèlement, il est l'invité des plus grandes compagnies internationales. En France, il crée notamment Pelléas et Mélisande (Roland Petit, 1969) et The Ropes of the Time (R. Van Dantzig, 1970), tout en signant de nombreuses chorégraphies, dont Tancredi e Clorinda, et en reprenant les rôles de Dances at a Gathering (Jerome Robbins, Royal Ballet, 1970) ou de Petrouchka (Opéra de Paris, 1972).
Créateur, entre autres, du Bourgeois gentilhomme (Balanchine, 1979), il interprète également des chorégraphies contemporaines (Tetley, Martha Graham...). En 1982, Noureïev est naturalisé autrichien. De 1983 à 1989, il est directeur de la danse à l'Opéra de Paris. C'est encore au Palais Garnier qu'il monte, en 1992, sa version de la Bayadère.
Tamara Toumanova
Danseuse américaine d'origine russe (dans un train, près de Shanghai, 1919 - Santa Monica, 1996).
Élève de Preobrajenska, elle dansa à l'âge de treize ans avec les Ballets 33 de Balanchine. Danseuse étoile des Ballets russes de Monte-Carlo (Concurrence, Cotillon, 1932), puis dans la troupe de Balanchine et de l'Original Ballet russe (Balustrade, 1941), elle poursuivit sa carrière aux États-Unis. Parmi ses créations les plus importantes, mentionnons le Baiser de la fée (1947 ), le Palais de cristal (1947), Un cœur de diamant (1956).
Fred Astaire
(nom d'artiste de Frederick Austerlitz).
Danseur, chanteur et acteur américain (Omaha, Nebraska, 1899 - Los Angeles, 1987), «le plus grand danseur », selon Balanchine.
Après des débuts dans des vaudevilles, il trouve sa voie à Hollywood. Son élégant personnage de danseur-gentleman, en collaboration de 1934 à 1949 avec Ginger Rogers (de Carioca, 1933 à The Barkleys of Broadway [Entrons dans la danse ], 1949), puis avec d'autres grandes stars de la comédie musicale (Rita Hayworth, Cyd Charisse, Judy Garland,…), lui ont valu une extraordinaire popularité. Il a été non seulement un danseur hors pair (de claquettes en particulier) et un agréable chanteur, mais aussi un chorégraphe et un pionnier en matière de ballet cinématographique (Shall We Dance ? 1937). Il a participé plus de quarante films, parmi lesquels on peut citer : le Tourbillon de la danse (1933), The Story of Vernon and Irene Castle [la Grande Farandole ] (1939), Ziegfeld Follies (1946), Parade de printemps (1948), The Band Wagon [Tous en scène ] (1953), Drôle de frimousse [Funny Face ] (1957).
Edgar Degas
Peintre français (Paris, 1834 - id, 1917).
À la tête, avec Manet, du mouvement impressionniste, le «peintre des danseuses », mais aussi des modistes, des champs de courses et des cafés, suscite l'admiration de ses contemporains et le respect des jeunes artistes de son temps, ce qui ne l'empêche pas d'affirmer sa vie durant un solide principe d'indépendance et un goût profond pour la modernité.
Étudiant assidu de la peinture ancienne et moderne – il possède des œuvres signées le Greco, Ingres, Delacroix, Corot, Courbet, Manet, Gauguin, Cézanne –, Edgar Degas est aussi l'artiste exigeant dont Odilon Redon pourra dire : «C'est sur lui que se discutera toujours le principe de l'indépendance... Degas aurait droit à son nom inscrit au haut du temple. Respect ici, respect absolu.» En un demi-siècle d'activité, il réalise quelque 2 000 tableaux et pastels, 74 sculptures, plus de 200 monotypes, 68 gravures et des centaines de dessins. Mais cet artiste doué, qui, né dans une famille aisée, bénéficie de la meilleure formation, ne serait pas Degas sans la formidable crise des années 1870, qui l'amène à rompre avec Ingres et ses disciples pour se consacrer à des recherches entièrement originales qui feront de lui un phare pour les générations à venir.
Roland Petit
Danseur et chorégraphe français (Villemomble, 1924).
Formé à l'Opéra de Paris, il se distingue très vite en montant les Forains (1945 ), avec Kochno et Bérard, le Jeune Homme et la Mort (1946) avec Cocteau, et Carmen (1949) avec la danseuse Zizi Jeanmaire. À travers de nombreuses créations, il s'impose comme l'un des chorégraphes contemporains les plus novateurs : les Demoiselles de la nuit, 1948 ; le Loup, 1953 ; Notre Dame de Paris, 1965 ; la Rose malade, 1973 ; l'Arlésienne, 1974 ; Coppelia, 1975 ; la Chauve souris, 1979 ; l'Ange Bleu, 1985 ; Ma Pavlova, 1986 ; le Diable Amoureux, 1989 ; le Guépard, 1994 ; Chéri, 1996. Beaucoup d'artistes célèbres ont accompagné son œuvre : Yves Saint-Laurent et Christian Dior pour les costumes ; Pablo Picasso, Max Ernst, et Niki de Saint Phalle pour les décors ; Georges Simenon, Jacques Prévert, et Jean Anouilh pour les livrets ; Marcel Landowski, Gabriel Yared et Henri Dutilleux pour la musique.
Il a animé les Ballets de Champs-Élysées (1945) et les Ballets de Paris (1948). À Hollywood, il règle plusieurs chorégraphies pour le cinéma, notamment Daddy Long Legs avec Fred Astaire et Leslie Caron en 1954. Dans les années 1960, il assume, avec sa femme Zizi Jeanmaire, la direction du Casino de Paris. À partir de 1972, il dirige les Ballets de Marseille qui obtiennent le label « national » en 1981. Le Ballet National de Marseille-Roland Petit devient alors l'une des plus grandes troupes du monde. Il quitte la direction de la compagnie en 1997 et Marie-Claude Pietragalla lui succède.
Carolyn Carlson
Danseuse et chorégraphe américaine d'origine finlandaise (Fresno, Californie, 1942).
Elle débuta à l'Alwin Nikolais Dance Theatre. Elle créa plusieurs chorégraphies en France (Rituel pour un rêve mort, au festival d'Avignon, en 1972) et, promue étoile de l'Opéra de Paris (1974), elle y anima le Groupe de recherches théâtrales. Très élaboré, son art la révèle plus attentive à l'exploration sensible de l'espace qu'à l'expressivité corporelle pure. Parmi ses principales chrorégraphies : Sablier prison (1974); Wind, Water, Sand (1976); This, That, The Other (1977); Year of the Horse (1978); Undici Onde (1981); Underwood (1982); Blue Lady (1985); Still Waters (1986); Shamrock (1987); Dark (1988); Maa (1991).
Maurice Béjart
(Maurice Jean Berger).
Danseur et chorégraphe français (Marseille, 1927).
Récusant l'opposition entre danse classique et danse moderne, il vise, par une synthèse harmonieuse des effets des différentes disciplines (danse, chant, musique, parole, voire silence) à faire de ses chorégraphies un spectacle total destiné à un large public.
En 1945, Maurice Jean Berger fait ses débuts de danseur classique à l'opéra de sa ville natale ; en 1951, il crée son premier ballet, l'Inconnu, à Stockholm. Cofondateur, avec Jean Laurent, des Ballets de l'Étoile (1954), il réalise pour cette troupe (Paris, 1955) la chorégraphie Symphonie pour un homme seul (musique concrète de Pierre Henry et Pierre Schaeffer), jalon capital dans l'histoire de la danse moderne.
Marius Petipa
Danseur et chorégraphe français (Marseille, 1822 - Saint-Pétersbourg, 1910).
Après avoir commencé sa carrière en France, il fut nommé premier danseur au Théâtre impérial de Saint-Pétersbourg (1847), institution qu'il ne quitta plus. Maître de ballet, il régla de nombreux spectacles où la pantomime joua un rôle de plus en plus important. On lui doit notamment la chorégraphie de Don Quichotte (1869), de Roxane ou la Belle Monténégrine (1878), de la Vestale (1888) et, sur des musiques de Tchaïkovski, de la Belle au bois dormant (1890), du Casse -Noisette (1892), du Lac des cygnes (1895). Petipa, dont Diaghilev et les Ballets russes recueillirent l'héritage, publia ses Mémoires en 1906.
Carlotta Grisi
Danseuse italienne (Visinada, Istrie, 1819 - Saint-Jean, près de Genève, 1899)
Elle étudia à Milan avec Guillet puis avec Perrot, rencontré à Naples, qui la fit connaître dans toute l'Europe. En 1841, elle débuta à Paris avec Lucien Petipa dans le pas de deux de la Favorite ; la même année, elle dansa Giselle, dont Th. Gauthier avait écrit le livret à son intention. Elle créa encore la Jolie Fille de Gand (Paris, 1842), la Péri (Paris, 1843), la Esmeralda (Londres, 1844), Pas de quatre (Londres, 1845), Paquita (Paris, 1846). Elle se rendit ensuite à Saint-Pétersbourg où elle dansa pendant trois ans avant de se retirer près de Genève. Alliant la perfection technique au charme le plus naturel, elle a incarné la danseuse romantique idéale. Ses deux sœurs Giuditta
(Milan, 1805 - Robecco, 1840), et Giulia
(Milan, 1811 - Berlin, 1869), toutes deux cantatrices, se sont particulièrement distinguées dans les rôles que Bellini et Donizetti écrivirent à leur intention.
Aleksander Alekseïevitch Gorski
Danseur, chorégraphe et pédagogue russe (près de Saint-Pétersbourg, 1871 - Moscou, 1924).
Élève de Marius Petipa, il doit sa gloire à ses qualités de chorégraphe et de pédagogue (Moïsseïev fut parmi ses élèves). Il a introduit plus de mouvement et de réalisme dans l'art du ballet russe, dégageant ce dernier de l'esthétique de la beauté formelle (le Lac des cygnes, 1911).
Taglioni ( Filippo, Marie Paolo)
Famille de danseurs et de chorégraphes italiens.
Filippo (Milan, 1777 - Côme, 1871) créa de nombreux ballets romantiques célèbres (la Sylphide, 1832 ; la Fille du Danube, 1836).
Marie (Stockholm, 1804 - Marseille, 1884 ), sa fille, débuta à Vienne dans la Réception d'une jeune nymphe à la cour de Terpsichore (1822) et se produisit ensuite en Italie, en Allemagne et à Paris. Elle imposa un nouveau style de danse, caractérisé par une pureté et une légèreté extraordinaires.
Paolo (Vienne, 1808 - Berlin, 1884), frère de la précédente, fut aussi un danseur célèbre. On lui doit de nombreuses chorégraphies.
Yvette Chauviré
Danseuse française (Paris, 1917).
Elle connut ses premiers succès à l'Opéra de Paris, dans les ballets de Serge Lifar : David triomphant, Alexandre le Grand et surtout Istar, qui la consacra danseuse étoile (1941). De 1949 à 1954, elle entreprit une brillante carrière internationale, puis revint à l'Opéra de Paris, où elle prit la direction de l'école de danse (1963 -1972). Son interprétation de Giselle est restée célèbre.